Barre de traction murale ou espalier : comment choisir ?
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Vous voulez pouvoir faire des tractions chez vous. Trois familles de matériel s'offrent à vous, et elles ne s'adressent pas au même besoin ni au même logement. Voici comment trancher sans vous tromper.
La barre de traction murale
Deux platines, un tube, une fixation dans le mur ou le plafond. C'est la solution la plus directe et la plus compacte.
Pour qui. Vous voulez tracter, un point c'est tout. Vous disposez d'un mur en béton ou en brique pleine. Votre budget est mesuré et votre espace limité.
Ses atouts. Encombrement quasi nul, prix d'entrée le plus bas, montage rapide. Elle se fait oublier entre deux séances. La plupart acceptent élastiques, sangles de suspension et anneaux, ce qui élargit considérablement le répertoire.
Ses limites. Rien sous vos pieds pour assurer les phases assistées. Si vous ne faites pas encore de traction complète, il faudra une chaise ou un élastique. Et elle ne fait que ça : ni gainage au sol, ni étirement guidé, ni travail de jambes.
L'espalier avec barre intégrée
Un espalier suédois surmonté d'une barre de traction boulonnée aux montants.
Pour qui. Vous cherchez un agrès complet plutôt qu'un accessoire. Vous vous entraînez en famille, ou vous avez des besoins de mobilité et d'étirement en plus de la force.
Ses atouts. C'est le seul montage où les barreaux restent accessibles sous vos pieds pendant la traction. Vous assurez vos phases négatives sans matériel supplémentaire, ce qui en fait de loin le meilleur outil pour apprendre sa première traction. S'ajoutent tous les usages de l'espalier : gainage, relevés de jambes, étirements progressifs, travail avec élastiques.
Ses limites. Le prix, plus élevé. Et surtout la place : comptez la largeur hors tout, pas celle de l'espalier. Un modèle 81 cm avec sa barre occupe 113 cm de mur ; un 66 cm en occupe 99. C'est l'erreur de mesure la plus fréquente.
La barre à ajouter sur un espalier existant
Si vous possédez déjà un espalier prépercé, une barre se monte dessus sans aucun ancrage supplémentaire : c'est l'espalier qui reprend les efforts vers le mur.
Pour qui. Vous avez commencé par un espalier simple et vous voulez étendre ses possibilités. C'est la voie la plus économique et la moins invasive.
Le tableau de décision
| Votre situation | Le bon choix |
|---|---|
| Mur béton, objectif tractions uniquement | Barre murale |
| Vous ne faites pas encore de traction complète | Espalier avec barre |
| Besoin de mobilité et d'étirement en plus | Espalier avec barre |
| Espace mural très réduit | Barre murale, ou espalier étroit |
| Usage familial, tailles différentes | Espalier avec barre repositionnable |
| Vous avez déjà un espalier | Barre à ajouter |
| Aucun perçage possible | Barres à dips au sol |
Le critère que tout le monde oublie
Avant le modèle, avant le prix, vérifiez votre mur. Un matériel parfait sur une cloison en plaque de plâtre sans ossature accessible reste inutilisable.
Béton et brique pleine ne posent aucune difficulté. Brique creuse et parpaing demandent un scellement chimique. Sur du placo, il faut trouver la structure derrière — et si c'est impossible, orientez-vous vers du matériel autoportant qui ne demande aucun perçage.
Nous détaillons tout cela dans notre article sur le choix des chevilles selon votre mur.
Une dernière chose sur la hauteur
Prenez la mesure du sol au plafond avant de commander. Pour une traction confortable, il faut environ 25 cm au-dessus de la barre pour la tête, et de quoi ne pas toucher le sol jambes fléchies.
Sur nos espaliers avec barre, celle-ci peut être repositionnée plus bas en intervertissant les platines. C'est précieux sous un plafond bas, ou quand plusieurs personnes de tailles différentes utilisent le même agrès.
Retrouvez nos barres de traction et nos espaliers suédois.